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Congrès Vitagora 2007 - Résumé des conférences


AVANCEES SUR LA RAPPORT ENTRE LA NUTRITION ET LA FONCTION IMMUNITAIRE


D’après la communication du Pr Simin Meydani (Human Nutrition Research Center on Aging at Tufts University, Boston, Etats-Unis).

Les personnes âgées sont particulièrement sensibles aux infections (grippe, pneumonie, infections urinaires, zona, intoxications alimentaires…) et sujettes aux complications. On sait que l’immunité diminue avec l’âge, avec réduction de la réponse des lymphocytes T, de la production d’anticorps et des cytokines. Le deuxième facteur de développement des infections est une augmentation de la virulence des agents pathogènes chez les personnes âgées. Enfin, on peut évoquer aussi des modifications de la microflore intestinale, avec raréfaction des bifidobactéries et augmentation des bactéries pathogènes telles que les entérobactéries et Clostridium.

Les mécanismes sous-jacents au dysfonctionnement immunitaire lié à l’âge sont encore mal élucidés. Les personnes âgées ont souvent des apports nutritifs insuffisants alors que certains nutriments jouent un rôle essentiel dans la réponse immunitaire. En effet, les patients âgés souffrent fréquemment d’une déficience en micronutriments : vitamines E, C, B6, folate, sélénium, zinc et fer. La relation entre micronutriments et réponse immunitaire est connue depuis longtemps et l’impact de diverses supplémentations a été étudiée. Chez des souris âgées, la vitamine E (200 UI) augmente la réponse des lymphocytes T et permet aux animaux supplémentés de se débarrasser des virus (de la grippe) beaucoup plus rapidement que les animaux témoins non supplémentés. Une étude randomisée en double aveugle été menée pendant un an chez plus de 500 personnes institutionnalisées afin de connaître l’impact d’une supplémentation en vitamine E (200UI) sur l’incidence des affections respiratoires. Les résultats montrent que la vitamine E diminue le risque d’infections respiratoires hautes, mais qu’elle n’a pas d’impact sur le risque d’infections respiratoires basses. La vitamine E agirait en stimulant les lymphocytes T et la production d’IL-2 et en renforçant la phagocytose. D’autres composés amélioreraient également la réponse du système immunitaire : le glutathion, les probiotiques, le zinc, l’acide linoléique conjugué, les glycopolysaccharides dérivés des champignons…


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